EXTÉRIEUR JOUR / 2024 –

Les peintures murales d’Extérieur Jour sont situées à l’intersection du territoire, du geste, et du collectif. Les interventions prennent place dans des espaces non dédiés à la création afin d’y déplacer le regard et d’y inscrire une présence artistique. Chaque projet naît d’une attention au milieu : environnement naturel, tissu urbain, mémoire d’un quartier, usages quotidiens. Cette approche géopoétique considère le lieu comme une matière active. Il ne s’agit pas d’y apposer une image, mais de faire émerger, par la peinture, une lecture sensible de ce qui le traverse déjà.

Née du désir de deux plasticiennes, Florence Lissarrague et Gigi (Eugénie) Alexeev, de créer dans un cadre relationnel, une méthodologie plastique collaborative a été élaborée pour permettre de créer une maquette cohérente avec des dessins de différentes personnes et des collages de papiers découpés. Elle permet un lien visuel entre des expressions graphiques individuelles pour aboutir à une homogénéité et une esthétique collective. Ce travail s’inscrit dans une perspective d’esthétique relationnelle : l’œuvre ne se réduit pas à sa forme finale, elle inclut le processus qui la rend possible. Des situations où la création devient un espace de rencontre et de co-présence sont conçues. Un cadre plastique exigeant est défini — vocabulaire formel, principes de composition, tension des lignes, choix chromatiques — à l’intérieur duquel les contributions individuelles sont mises en relation. Les fragments produits lors des ateliers sont articulés, recomposés, orchestrés pour constituer une forme unifiée. L’œuvre devient ainsi polyphonique : elle porte des gestes multiples, mais affirme une direction esthétique assumée.

Peindre à l’échelle du mur engage le corps entier. Le geste mural mobilise une perception kinesthésique qui transforme le rapport à l’espace : on ne regarde plus seulement le lieu, on l’habite par l’action. Ce déplacement est essentiel. Il permet une réappropriation symbolique et sensible du cadre de vie. La fresque est alors à la fois image, trace d’un moment collectif et acte de transformation du réel. Extérieur Jour défend une pratique où l’art agit dans le monde : non comme illustration d’un discours, mais comme production concrète de formes, de liens et de récits partagés

Vue de peinture murale, Forêt Foraine, 2025
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vue de peinture murale, Forêt Foraine, 2025
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues d’ateliers, 2025
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues d’ateliers, 2025
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vue de peinture murale, Mise en Seine, 2024
Espace culturel l’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues de peinture murale, Toutes les couleurs sont dans l’océan, 2024
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues de peinture murale, Toutes les couleurs sont dans l’océan, 2024
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues de peinture murale, Toutes les couleurs sont dans l’océan, 2024
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine
Vues d’ateliers, 2024
Espace culturel L’Éclair, Épinay-sur-Seine